L’emballage industriel face à la pénurie de matières premières

Si l’industrie de l’emballage reste un secteur d’activité industriel incontournable, cela ne l’empêche pas d’être régulièrement secouée. Nous pensons par exemple à l’évolution des modes de consommations et l’éveil d’une conscience écologique collective qui a forcé le pas quant au développement d’emballages plus éco-responsables. Mais en 2021, c’est un autre danger qui les guette : une forte pénurie de matières premières qui entraîne baisse d’approvisionnement et hausse des coûts.

Quelles matières premières sont utilisées dans la conception d’emballages industriels ?

Avant d’aborder la crise des matières premières, il est nécessaire de requalifier les principaux composants des emballages industriels contemporains. Bien évidemment, le verre est un incontournable, matière dont la transformation tout comme le recyclage sont maîtrisés mais qui souffre de sa fragilité et de son poids. Pour les produits compatibles, le carton et autres matières assimilables sont en vogue : un produit également recyclable et léger, mais peu résistant et non adapté à tout type de produits ou denrées.

Figurent également les matières métalliques ainsi que les emballages plastiques, particulièrement malléables, hygiéniques et adaptées à la conception d’emballages techniques. Malheureusement, selon un communiqué de presse du syndicat Elipso, le secteur de l’emballage plastique rigide et souple serait frappé de plein fouet par cette crise, même si les autres secteurs sont également atteints.

Les conséquences d’une pénurie de matière premières

Une telle pénurie pourrait impacter de plein fouet les fabricants d’emballage industriel tout simplement en limitant les quantités de matière disponibles à l’instant T, ce qui peut perturber le rythme et volume de production. De plus, un approvisionnement réduit entraîne des coûts d’achat plus élevés venant réduire les marges effectives des producteurs d’emballages. Cette augmentation des coûts peut se répercuter à plusieurs niveaux de la chaîne de production et distribution, jusqu’à entraîner une hausse des tarifs finaux.

Si les acteurs forts du domaine peuvent « encaisser » une crise de cette ampleur (si elle ne s’éternise pas), ce sont surtout les plus petites trésoreries et sous-traitants qui vont en subir l’effet immédiat. Certaines lignes de production en sont stoppées, d’autres doivent trouver et appliquer des alternatives : une pression qui peut mener certains à mettre la clef sous la porte.

Quel avenir pour l’emballage industriel si cette crise perdure ?

Cette situation sans précédent exige flexibilité et innovation de la part des fabricants d’emballage industriels. Face à cette crise, des échappatoires doivent être identifiés et mis à profits dès que possible, mais l’ensemble du secteur reste paralysé par l’incertitude – une solution d’aujourd’hui pourrait ne plus être applicable demain.

La solidarité entre les différents acteurs et une transparence des fournisseurs permettraient d’atténuer les effets de cette crise, mais exige un niveau de collaboration qui est loin d’être existant. Les méthodes de recyclage sont également sous le feu des projecteurs : à l’heure où l’acquisition de matière première se complexifie, pouvoir réexploiter les stocks existants représente un enjeu majeur.




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